Procès Verbal de la commission de pédagogie 15 janvier 2009
Introduction : définition des grandes lignes de travail de l’année
Patrick Berche, Doyen de la Faculté
La réforme de la P1 en L1 santé : Introduction de l’enseignement des biostatistiques ainsi que d’autres modifications qui vont nécessiter un réajustement léger des programmes de P2/D1 lors du passage en L2/L3. Cela va poser un grand problème d’organisation en raison de l’intégration de la première année de pharmacie avec ses ~1200 étudiants. C’est le premier grand chantier de l’année. Monsieur Berche insiste bien sur la nécessité de ne pas augmenter le numerus clausus au niveau de notre faculté car il n’y a pas assez de place et d’enseignants pour assurer les enseignements pratiques de l’externat.
La mise en place des stages de Médecine Générale est la seconde grande priorité de l’année ; se pose notamment la question de la rémunération des futurs maîtres de stage.
Création d’un programme visant à intéresser les étudiants de façon précoce à la recherche selon le modèle de ce qui a pu se faire pour la chirurgie pendant l’externat. Il y aurait entre dix et vingt heures de cours annuelles supplémentaires centrées essentiellement sur les nouvelles techniques et technologies (imagerie, thérapies géniques…). Ceci serait complémentaire des filières spécifiques pour les étudiants « brillants et ultra motivés », type Ecole de l’Inserm, ENS ou Médecine-Sciences.
Cours Filmés : ceux-ci ont été mis en place et sont réalisés de façon presque systématique. La qualité reste néanmoins variable avec des enregistrements sans son ou image. Cela pourrait donner lieu à la création d’un emploi étudiant. A la demande de l’université, un certain nombre de ces cours devraient être mis en accès public sur iTunes® ou youtube®.
Présentation de la réforme de la L1 santé – Travaux à effectuer.
Claire Lejeunne, PU-PH
Mise en place de la réforme à la rentrée septembre 2009.
La loi fixe un cadre/programme très défini.
Les objectifs (officiels) de la réforme sont:
• L’uniformisation des pratiques européennes et ainsi améliorer la mobilité. Cf [www.europe-education-formation.fr]
• Améliorer les passerelles et la communication entre filières, gestion de l’échec en P1. Notamment par l’adjonction de la filière Pharmacie (problématique) et à terme par une réorientation précoce dès la fin du premier semestre.
• L’attribution d’ECTS (European Credit Transfer Scheme) aux enseignements. Il y a 60 ECTS par année universitaire ; 50 pour le tronc commun plus 10 pour les modules de spécialité. Cependant, un étudiant suivant les quatre modules ne pourra avoir plus de 10 ECTS pour l’ensemble.
Les facultés d’odontologie n’ont généralement pas assez de personnel enseignant pour assurer l’enseignement des modules spécialisés d’odontologie, il se pourrait que l’enseignement soit dispensé par internet.
Pour permettre aux étudiants de suivre tous les modules et de ne pas avoir trop d’heures de cours, il est recommandé que les modules de spécialité aient des éléments communs ; ce qui pose problème pour la Faculté de Pharmacie accueillant les étudiants de Paris Descartes, Paris 7 et Paris 13.
Les matières du concours pourront être affectées de coefficients variables pour les classements de chacune des quatre filières. Ces coefficients restent à déterminer et relèvent de chaque faculté concernée.
1 ECTS = 10h de cours + travail personnel, temps d’examen etc… Il est donc demandé aux personnes en charge des programmes de ne pas excéder cent heures de cours (limite maximale) pour chacun des modules de 10 ECTS.
La notation européenne en A (premiers 10%) B C D E ne sera pas adoptée pour l’instant en raison des ECN.
La Comission Nationale de Pédagogie recommande de limiter le nombre d’ED/TD/TP
En raison de la barrière qui sera instaurée entre Semestre 1 (S1) et 2 (S2), il sera nécessaire d’avoir une correction rapide, d’où la mise en place de QCM pour la plupart des épreuves.
Il y aura sept unités d’enseignement (UE)
• Atome, Biologie de la molécule, Génome, Bioénergétique et Métabolisme, S1, 10 ECTS. Cette UE a pour objectif d’éviter les redondances entre différentes disciplines pour une même thématique, comme c’était le cas auparavant.
• Cellule et tissus, S1, 10 ECTS
• Evaluation, méthodes, analyses (épidémio/biostat), S1, 10 ECTS
• Organisation, appareils et systèmes 1, S1, 6ECTS : Exploration du corps
Examen du premier semestre, note éliminatoire en dessous de 5 à partir de 2010
• Anatomie, Histologie, Embryologie, S2, 4 ECTS
• Organisation… 2 : Aspects fonctionnels (Physiologie), S2, 4 ECTS
• Médicament, S2, 4ECTS
• SHS, S2, 8 ECTS
• Modules de spécialité
La réforme prévoit/définit pour chaque UE :
• Domaine étudié (différent de la discipline)
• Disciplines impliquées
• Objectifs pédagogiques
• Items à retenir
• docimologie
Les modules de spécialité doivent pouvoir être tous suivis en même temps, pour des raisons pratiques il serait donc souhaitable qu’ils aient des éléments communs. D’après les premières ébauches, seule la médecine aurait des points communs avec les trois autres filières. Les sages femmes ont un programme très proches pour pouvoir profiter des enseignements des modules « médecine », n’ayant pas une masse d’enseignants suffisamment importante.
Pour l’instant le numerus clausus sera égal à la somme des anciens (médecine, odontologie, maïeutique) plus une répartition des places de pharmacie au prorata des inscrits dans chacune des facultés.
Programmes et concours restent du ressort des universités.
Des petits groupes de travail vont être mis sur pied pour chacune des UE. La liste des responsables est disponible dans la présentation powerpoint. Ils devront fournir des résultats avant fin mars pour permettre ensuite une réflexion sur l’intégration des différentes UE, le travail sur les outils pédagogiques…
Il y a possibilité d’ajouts de personne, [u]dont des étudiants[/u], à chaque groupe sur la base du volontariat.
Madame Lejeunne insiste sur la nécessité d’un volume horaire pas trop important avec un base de 10h de cours maximales par ECTS; il n’est pas nécessaire d’être exhaustif.
A titre personnel, Madame Lejeunne remarque une dissociation entre les cours magistraux et les sujets du concours beaucoup plus « concrets », elle suggère donc que les ED deviennent, plutôt que des cours supplémentaires, des moments de « synthèse ».
Il n’y a plus mention d’un coefficient spécial pour les SHS (l’ancienne loi imposait un minimum de 20% de la note totale)
Il va également falloir mettre en place des groupes de travail sur les L2/L3. Le travail est nettement moins important : l’organisation en systèmes demeure, les volumes horaires et certains détails du programme sont à revoir en fonction des modifications de la L1. Il va falloir instaurer un découpage en ECTS, on peut s’inspirer de la maquette élaborée par la CPNEM.
Pour les passerelles entrantes, celles déjà existantes vers la D1 seront conservées, on ne peut valider à ces personnes que l’anglais pour des raisons pratiques. Proposition d’intégrer les gens ayant échoué le P1 en P2 s’ils sont arrivés dans les 10% supérieurs de leur master. Rentrée de paramédicaux avec un minimum d’expérience professionnelle en L2.
Questions et remarques :
Suite aux demandes de M. Faraggi et Din Xuan seront ajoutés en annexe de la présentation les coordonnées des responsables des différents groupes ainsi que ceux de Pharmacie.
M. Chottard insiste sur le fait que les délais impartis vont rendre le travail difficile et qu’il n’y a pas droit à l’erreur. Les modifications des volumes horaires vont rendre difficile les passerelles vers certaines filières après un échec en L1.
Raphaël Delage met en avant le manque de réflexion sur les passerelles sortantes. Cependant pour ceux qui à la fin de leur externat ne voudraient pas exercer, ils disposeraient du Master en Médecine, qui leur fournirait un diplôme permettant de se réorienter. Par ailleurs les kinés ne sont pas intégrés dans la réforme, pour l’instant.
Thibaut Jacques a soulevé le problème du tutorat des P2/L2 qui est censé être encouragé par la réforme, il est soutenu par M. Faraggi. Il semblerait que des crédits soient attribués pour rémunérer les tuteurs, ce qui poserait un problème par rapport au fonctionnement actuel, Mme Guimier indique cependant que l’on peut essayer de reverser les fonds directement au C2P1 ou de lui fournir des aides matérielles dont il aurait besoin.
Suite aux questions de M. Barbet, il apparaît que les passerelles internationales, but originel de la réforme, n’aient pas été étudiées.
Sémiologie : Projet de remplacement des cours magistraux par des vidéos.
Luc Mouthon, PU PH
Il est nécessaire de faire un inventaire des ressources déjà disponibles en ligne. Cela fait partie du travail à effectuer cette année.
Chaque enseignant devra mettre en place un film pour le cours dont il est responsable s’il n’arrive pas à trouver de ressources préexistantes de qualité suffisante.
Bien que voulue pour la prochaine rentrée, cette modification ne sera probablement prête que pour septembre 2010.
Suites aux différentes questions, il apparaît que l’université appliquera désormais strictement les lois sur la propriété intellectuelle et le droit à l’image (dont celui des patients).
La Faculté dispose d’un équipement professionnel ainsi que du technicien adéquat pour réaliser ces films.
La proportion à donner aux vidéos au sein d’un enseignement sera laissé à l’évaluation de chaque enseignant.
Suite à une demande de clarification, Luc Mouthon confirme que la vidéo ne vise aucunement à se substituer à l’enseignant comme le laisserait penser le titre, elle ne remet pas non plus en cause la formation pratique, restant un enrichissement de la formation théorique.
Cellules docimologiques, pôles et systèmes
Serge Poiraudeau, PU PH
Bien que la qualité générale des sujets se soit améliorée, il reste de fortes disparités entre les différents pôles.
Il est conseillé la mise en place de cellules docimologiques au sein de chaque pôle pour travailler sur les sujets de façon organisée. Il est conseillé de prendre exemple sur le fonctionnement du pôle 1.
L’objectif principal est d’améliorer la qualité des examens et d’éviter des échecs massifs liés à une « défaillance docimologique » ainsi que de former les CCA.
Concernant la LCA : il est difficile de mettre en place un binôme clinicien/méthodologiste par pôle. Se pose également le problème de la rareté des articles en français de niveau correct.
Un des PUPH de l’assemblée a demandé que soient fournies des informations précises sur la notation en LCA, notamment sur la question du mot-clé vs notion clef. La personne en charge n’a pas répondu à la question, se contentant de dire que la notation avait une très bonne reproductibilité comme celle pour les pôles. Raphael Delage signale que c’est ici que des séminaires de correction seraient le plus bénéfiques. Leur mise en place a été jugée possible.
En réponse aux étudiants, M. Poiraudeau indique qu’il n’est pas possible de forcer les PHU à assurer l’enseignement de LCA pendant les stages.
Commission de formation médicale continue
Pierre-Henri Jarreau, PU PH
La création de la commission est récente, il s’agit donc de présenter les pistes de réflexion.
Il s’agirait de mettre les DU et DIU de la faculté en ligne en accès payant.
On réfléchit à une ouverture des enseignements de deuxième cycle aux praticiens voulant réviser leurs connaissances.
Il faudrait développer l’offre vers les Sages-Femmes et les professions paramédicales.
Ce compte rendu est téléchargeable ici:
Procès Verbal de la commission de pédagogie 15 janvier 2009.doc
Edité 2 fois. Dernière modification le 22/01/09 14h16.